Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Sacs et Ressacs - 5.7 Ko

Projets 2006

LES BANCS PUBLICS - Marseille [ Spectacle vivant - Théâtre ]

Sacs et Ressacs

L'AUTEUR

Un projet mené par Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez.
Compagnie l’orpheline est une épine dans le pied.

La compagnie L'orpheline est une épine dans le pied est depuis 2001 la compagnie associée aux Bancs Publics - lieu d'expérimentations culturelles. Ses directeurs artistiques, Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez, y développent une recherche sur l'écriture scénique qui interroge les liens entre langages et identités.

L'équipe artistique :
- Guillaume Quiquerez, metteur en scène et auteur.
- Julie Kretzschmar, metteur en scène et comédienne.
- Émilie Lesbros, chanteuse.
(La distribution est en cours).


L'OEUVRE

Crédit photographique : Blandine Cordellier - 11 Ko

Crédit photographique : Blandine Cordellier

Sacs et Ressacs "raconte" les traversées entreprises par des voyageurs (que nous appelons pour ce projet, les voyageurs témoins, personnes résidentes en France d’origine algérienne) entre Marseille et Alger, villes portuaires et cousines. L’acte de traverser est interrogé et « ouvert » par le biais de ce que les voyageurs transportent et, et plus précisément par le contenu de leurs sacs. Nous travaillerons à évoquer l’identité des voyageurs dévoilée sur la base d’un rituel précis déployé entre deux ports, faire ses bagages pour se rendre dans son pays d’origine, en témoignant de son caractère pluriel.
Cette création installe l’espace d’une figure poétique et abstraite de la traversée, espace investi par trois comédiens et une chanteuse qui donnent corps à cette traversée imaginaire. Cet univers fantasmagorique surgit de l’entremêlement de plusieurs écritures : textuelles, sonores et visuelles. Ces écritures se nourrissent de fragments de réalité saisis, sous forme d’entretiens et d’images. Ces fragments, bribes de réel ne connotent pas l’univers d’éléments documentaires, mais l’inscrivent dans une parole intime tissée par des narrations subjectives et anecdotiques.

Les pistes de recherches narratives
D’abord, il y a notre regard posé aux abords de la gare maritime de la Joliette, curieux et tendu vers le spectacle de la transhumance, quasi quotidienne des voitures, harnachées de sacs encombrants et volumineux, des hommes et des femmes qui attendent l’embarquement, de ceux qui arrivent.
De là, l’observation plus attentive des sacs en toile plastique, multicolores et mystérieux. Notre point de départ : interroger le contenu de ces sacs, enquêter auprès des voyageurs, et vider les sacs métaphoriquement, en recueillant des listes énumératives d’objets. Et dans un même mouvement remplir ces sacs de noms, de mots et d’histoires. Interroger le contenu des sacs pour s’ouvrir à d’autres questions. Interroger ce que ces objets transportés reflètent du désir de montrer et de faire apparaître, de déplacer une part de soi, réelle ou fantasmée, un bout de France.
Nous tenterons donc de saisir et de faire surgir, par l’entremise d’un acte précis, celui de faire des bagages pour prendre le Ferry, ce que cet acte raconte et dévoile du jeu symbolique des cultures à partir duquel le voyageur, résident en France et d’origine Algérienne, construit son identité depuis ce lieu de résidence.
Il s’agira pour nous de travailler dans le sens de l’épure, à l’ébauche d’histoires, qui prolongent nos échanges avec les voyageurs-témoins, les additionnent et les recoupent mais ne tentent pas de reconstruire une narration linéaire.

Les écritures
Nous travaillerons à l’écriture du spectacle au gré de nos perceptions et de nos rencontres avec les voyageurs témoins. La réalisation de matériaux sonores, vidéos, textuels rassemblés en amont du travail de plateau sera déclenchée par la même question: comment à partir d’une liste d’objets, énumérative, subjective faire surgir une parole moins construite et plus intime? Il s’agit pour nous de faire émerger des conditions d’écriture qui permettent de basculer du registre de l’énonciation objective de listes d’objets vers celui de la suggestion, du diffus, du spontané et, finalement, vers celui du sensible.
Cette cartographie visuelle, sonore, vocale et musicale déplie nos explorations des interstices de la traversée. Le travail d’écriture, qui puise dans la matière des énumérations puis des dérivés anecdotiques, consiste à rendre manifeste le processus d’autonomisation par rapport au réel.

Eléments de scénographie
La scénographie traduit l’évocation abstraite des images et de sensations de la traversée. Le plateau est travaillé dans un dispositif frontal par rapport aux spectateurs. Sur toute sa profondeur, l’espace est strié en largeur par des cordes élastiques accrochées à hauteur des visages des comédiens. Trois écrans de projection seront suspendus à ces cordes. Le dispositif de projection vidéo est frontal et permet un éclairage central. Dans les espacements délimitées par les cordes sont posés des sacs pleins et vides. La circulation des bandes sonores s’effectue à partir des sacs posés au sol, dont certains fonctionnent comme des enceintes. Une série d’objets , récoltés auprès des voyageurs et d’autres rapportés de nos traversées jonche l’espace du plateau, sans cesse déplacés par les comédiens.


L'AGENDA

• DU 18 AU 20 OCTOBRE 2007 : SANS APLATS, premier volet du projet SACS ET RESSACS (théâtre installation)
Cie L'orpheline est une épine dans le pied (Marseille)
. Conception Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez
. Voix Emilie Lesbros
. Images Elsa Manant
. Son Benoît Paqueteau
Réalisation d’une installation polymorphe avec des interventions, des performances et des projections dans le cadre du festival "Les Rencontres à l’Échelle", rencontres pluridisciplinaires aux Bancs Publics.
À une image nourricière, celle des immenses cabas (sacs tati) que charrient les voyageurs en direction du Maghreb, aux abords de la gare maritime de la Joliette, fait écho ce projet protéiforme de création qui se déclinera en plusieurs propositions.
SANS APLATS est la première proposition publique du projet SACS ET RESSACS. La démarche artistique conjugue l'enquête et la rêverie, entre Marseille et Alger.
Enquête sur ces sacs, collecte visuelle et sonore de témoignages sur leurs contenus, leurs destinations, leurs histoires, le contexte socio-économique de leur déplacement. Rêverie à partir de l'image elle-même et de sa puissance évocatrice et poétique. En amont du spectacle qui sera crée en mars 2008, Sans Aplats est un espace- labyrinthe, un espace découpé par des sacs dépliés en bâches dans lequel sont installés les matériaux capturés, imaginés et construits au cours du périple (sons, chants, témoignages, textes, images, vidéos, sacs, objets). Cet espace sera habité par les corps et les voix des artistes qui accompagneront le spectateur à se frayer une trajectoire dans cet univers où réel et fiction s'emmêlent.

DU 26 AU 28 MARS 2008
: Représentation publique de "Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?", deuxième volet de "Sacs et Ressacs"
Construit à partir de transcriptions d'entretiens réalisés des deux côtés de la Méditerranée, de captations sonores, de vidéos et de textes écrits pour l'occasion, OUI OU NON, AVONS-NOUS TRAVERSÉ LA MER ? chemine entre documentaire et poésie pour questionner la présence vivante de nos héritages. Que transportons-nous, matériellement et symboliquement, quand nous allons de l'autre côté ? Comment nous regardons-nous ? Quelles mémoires implicites ou explicites notre langage charrie-t-il ? Quels lieux pour nos ressemblances ? Nos dissemblances ? En somme, qu'avons-nous, aujourd'hui, à nous dire ?
"Écoute moi bien. Je vais te dire une chose : on en a marre de la vision de l'autre rive. Les clichés, quoi. Les clichés qui viennent de l'autre rive. De la vision européo-centrée. On en a marre. De la vision de là-bas. (...) Moi, ce qui m'importe, c'est de me dire et que tu me dises, voilà. Est-ce qu'on peut se parler ?" Extrait de propos recueillis auprès d'un libraire, à Alger.
Lieu : Tataouine (Tunisie) dans le cadre du Festival organisé par Abwab Théâtre.

• DU 31 MARS AU 17 AVRIL 2008 : Résidence de création de L'Orpheline est une épine dans le pied aux Bancs Publics.
Trois périodes de travail sur le plateau sont prévues aux Bancs Publics à Marseille.

DU 13 AU 15 MAI 2008 : Représentation publique de "Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?", deuxième volet de "Sacs et Ressacs"
Cf. détail du 26 au 28 mars 2008.
Lieu : Les Bancs Publics - 10 Rue Ricard - 13003 Marseille - T. 04 91 60 60 00

SAMEDI 15 NOVEMBRE 2008 à 14h : Représentation publique de "Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?" à la 5ème édition du Festival Origines Contrôlées
Lieu : Bourse du Travail > Place Saint-Sernin - 31000 Toulouse

30 MAI 2009 : Représentations publique de "Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?"
Lieu : Salle des Fêtes (Meyrargues) dans le cadre de la programmation Saison 13.

4 JUIN 2009 : Représentations publique de "Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?"
Lieu : Ravenna (Italie) dans le cadre d'un projet européen en partenariat avec la compagnie Fanny & Alexander.


LES CONTACTS ET LES MENTIONS DE COPYRIGHT

Ce projet est soutenu par la Drac Paca et l'Acsé dans le cadre de l'appel à projet "Identités, Parcours & Mémoire", par la DGAC de la Ville de Marseille, et les Bancs Publics - Lieu d'expérimentations culturelles (Marseille) et en partenariat avec l'Espace Noûn (Alger).

Les Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles
Entrée du public :
10 Rue Ricard 13003 Marseille
Administration :
3 Rue Bonhomme 13003 Marseille
Renseignements/réservations : T. 04 91 64 6000

Blandine Cordellier (administratrice)
Anne-Laure Sarazin (chargée de communication aux Bancs Publics et de diffusion pour la Cie L'Orpheline est une épine dans le pied)
Les Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles
3 rue Bonhomme 13003 Marseille
www.lesbancspublics.com
bancspublics@free.fr
T./F. 04 91 64 6000


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