Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques

Les héritages culturels régionaux via les formes artistiques
Terra Cognita - 5.7 Ko

Projets 2008

LES BANCS PUBLICS - MARSEILLE [ Spectacle vivant - Théâtre ]

Terra Cognita

L'AUTEUR

Créée en 2001, la compagnie « L’orpheline est une épine dans le pied » est dirigée par Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez. Elle est associée aux Bancs Publics - lieu d’expérimentations culturelles. Son travail artistique invite à une forme de théâtre qui emprunte largement son vocabulaire aux domaines de la musique, des images, et de l'art ontemporain. La démarche de la compagnie vise à développer une ́écriture scénique qui ne repose pas sur des écritures dramatiques à proprement parler. La recherche inhérente à tous ses projets porte sur l'exploration des rapports entre les langages et les identités.

Depuis 2006, la compagnie développe entre Marseille et Alger, un travail lié à la mémoire et aux appartenances multiculturelles. C’est dans ce cadre qu’elle a développé, avec le soutien de la DRAC et de l’ACSE, le projet “Sacs et ressacs”, qui a donné lieu à deux formes : “Sans Applats” (octobre 2007) et “Oui ou non, avons-nous traversé la mer ?” (mars-mai 2008).

Le projet Terra Cognita réunira Julie Kretzschmar (metteur en scène et comédienne), Guillaume Quiquerez (metteur en scène), Éric Houzelot (comédien), Samir El Hakim comédien), Elsa Manant (vidéaste) et Benoît Paqueteau (régie générale).


L'OEUVRE

TERRA  COGNITATERRA COGNITA traite du rapport mémoriel qu’entretiennent des personnes vivant aujourd’hui en Algérie mais qui ont résidé durant une partie significative de leur vie en France. Sont sollicités, chez elles, des souvenirs liés à un lieu géographique, véritable “lieu-mémoire” (et non pas lieu de mémoire tel que défini par l’historien Pierre Nora), principalement leur ancien lieu d’habitation.

Par l’entremise de la sonde de cette mémoire affective et subjective qui a trait au souvenir d’enfance, à l’histoire personnelle, le projet vise de prime abord à éclairer et valoriser le regard présent portés par des Algériens sur leur passé en France, confronté à la réalité actuelle des lieux invoqués. De cet ensemble de souvenirs, bribes de vies réelles et fictives restitués à partir de témoignages recueillis en Algérie, se forge ainsi « une petite mémoire » dont la vocation est de circuler de l’individuel au collectif.

Comment se faire le dépositaire de cette mémoire, de ces traces qui rapportent, rendent comptent autant qu’elles colorent, découpent, qualifient.... ? Comment faire surgir ces mémoires plurielles, les croiser sans favoriser par là même un culte du passé, un repli mais au contraire en laissant place à une intrication de l’intime et du politique au présent et dans l’échange ?

Ces questions constituent les enjeux principaux de la démarche qui s’attachera à décloisonner deux modalités de narration, arbitrairement séparées : le registre de la fiction et le registre du document. Il s’agit de confronter à des prétendues vérités documentaires des mises en écho présumées fictionnelles.

>> Précisions sur les créations artistiques

1) En 2009 : Trois dispositifs restitueront cette mémoire singulière sous la forme d’installations implantées dans les lieux revisités par les personnes interrogées. Conçu sous la forme d’une installation sonore et visuelle, nommée “ Mémorial Commémoratif Éphémère ”, chaque dispositif s’inscrira dans un espace propice à la rencontre avec les habitants actuels de cet endroit.

2) Une restitution, en Algérie, dans la galerie-librairie Espace Noûn (Alger) de ces trois portraits mémoriels. Pensée spécifiquement pour ce lieu, qui est la fois une librairie, une galerie et un lieu de convivialité, cette installation sera ponctuée des interventions des comédiens, en français et en arabe.

3) En 2010 : Un spectacle de théâtre, créé aux Bancs Publics (Marseille), élaboré à partir de l’ensemble des matériaux récoltés au cours de la démarche. Trois comédiens, deux hommes et une femme interrogent la figure du témoin, du passeur de mémoire. Il n’est pas question de s’approprier telle histoire mémorielle et de tendre à l’incarner, mais de proposer des échos textuels, des présences sensibles qui invitent le spectateur à un cheminement dans le dédale de ces murmures de mémoires, de ces bribes fragmentaires de réel.


LE CONTEXTE PAR RAPPORT A IPM

À plus d’un titre, TERRA COGNITA s’inscrit dans la problématique développée par “Identités, Parcours & Mémoire”. En prenant la question, de prime abord, à rebours, c’est-à-dire en interrogeant les souvenirs d’Algériens anciennement résidents en France, le projet soutient une parole qui s’ouvre.

- Une réappropriation de la mémoire des lieux par leurs habitants actuels, en irriguant ces espaces d’habitation d’une profondeur historique transmise.
- Un questionnement sur l’évolution des lieux d’habitation et des modes de sociabilité et d’intégration qu’ils autorisent en fonction du contexte socio-historique.
- Une problématisation de la trace laissée par un parcours migratoire au sein d’une collectivité.
- Un éclairage des problématiques liées à l’appartenance multi-culturelle, en lien avec la situation contemporaine des populations issues de l’immigration.

Plus largement, la démarche questionne la dimension mémorielle du vivre-ensemble et les modalités vivantes par lesquelles un processus de socialisation est affecté par un lieu.
Comment investir de nouveaux espaces culturels et les faire siens ? Qu’imprime-t-on de soi à ces espaces dans cette opération ? Qu’en reste-t-il après avoir quitté le territoire ?


L'AGENDA

- 15 novembre 2008 - 15 février 2009 : documentation, recherche de co-producteurs, travaux préparatoires.

- 15 février 2009 - 1er mars 2009 : 1er voyage à Alger

- mars-juin 2009 : premiers pré-montages sonores et choix des témoins à filmer

- 30 juin - 15 juillet 2009 : 2ème voyage à Alger

- septembre 2009 : montage vidéo

- octobre 2009 : répétitions et forme publique exploratoire

- 15 au 30 novembre 2009 : 3ème voyage à Alger

- jeudi 05 novembre à 19h30 et samedi 07 novembre à 20h30 (aux Bancs Publics) : Première exploration publique du projet TERRA COGNITA > ARRÊT) (TERRA
De Marseille – terra cognita – comme métaphore du déplacement ininterrompu : ici sont venues, viennent, repartent des personnes qui arrivent d’Algérie. Là, ces personnes se fouillent pour s’inventer, des français, des algériens, elles se demandent combien de personnes vivent en elles, à Marseille. Des subjectivités malmenées, des représentations qui dressent le portrait éphémère d’un territoire sans contour, d’un lieu d’affectations et d’affects, un territoire inscrit dans les corps. La compagnie s’inscrit dans une démarche qui s’arrime au réel, puise dans la fi ction que suggère tout document, écrit ses spectacles avec ce qu’elle rencontre en chemin, en Algérie et à Marseille. Elle propose une écriture qui superpose et recycle des images, avance par métaphores et déplacements de sens. La création de Terra Cognita est prévue pour le printemps 2010.
> Cie l’Orpheline est une épine dans le pied (Marseille, Cie associée aux Bancs Publics)
Une création de Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez
Collaboration et jeu : Samir El Hakim, Sharmila Naudou, Éric Houzelot et Julie Kretzschmar
Technique : Benoît Paqueteau et Audrey Ruzafa
> Une représentation dans le cadre de la 4ème édition des Rencontres à l'Echelle (5 nov - 6 déc 09 / Marseille Alger)

- du jeudi 22 au samedi 24 avril à 20:30 : TERRA COGNITA (aux Bancs Publics)
(Théâtre : création) L'Orpheline est une épine dans le pied, compagnie associée aux Bancs Publics
Marseille, 2010, terra cognita. Des personnes sont venues d’Algérie depuis longtemps, hier encore, aujourd’hui.
Des passages, des installations et des mouvements qui dessinent un portrait de territoire subjectif, affectif.
Un portrait sans contour fixe.
Une ville traversée par des corps, des chemins, des déplacements et des identités reconstruites, fictives.
Terra cognita parle de Marseille en parlant d’Alger, ou le contraire. Ou plutôt parle de Marseille en même temps qu’elle parle d’Alger.
Les acteurs prélèvent des traces, glanent des paroles, se frottent au réel. Ils se cognent à leurs stéréotypes, chahutent leurs représentations, tentent de dire l’Autre, spéculent sur l’exotisme, se perdent dans leur parole intime et cultivent l’auto-dérision.
Un territoire, des traversées, des personnes qui n’ont rien oublié, des coexistences de paroles et de murmures, des conversations par-delà la mer qui n’a que faire d’un discours pacifique.


LES CONTACTS

Les Bancs Publics – lieu d’expérimentations culturelles
3 Rue Bonhomme
13003 Marseille
T. 04 91 64 60 00
bancspublics@free.fr  
http://lesbancspublics.com
La chaîne vidéos Les Bancs Publics sur Daylimotion


Pièces de mémoire. Théâtre, culture et immigration
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Terra Cognita

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